Notre-Dame de Verdelais - 900 ans d'histoire

Nom :
Lieu : Bordeaux, Aquitaine/ 33- Gironde, France

Un nouveau croisé qui mène, à sa manière, une croisade pacifique pour évangéliser le Net qui n'est pas si net que ça ! Lors d'une balade dominicale sur les chemins de la chrétienté, j'ai rencontré ce sanctuaire que vous aurez, je l'espère, plaisir à découvrir.

9.11.05

Des croisades à aujourd'hui, l'histoire du sanctuaire de Verdelais.

Chapitre 1 - Le vœu du Chevalier Géraud

De retour de la première croisade, c’est en 1112 que le chevalier Géraud des Graves, originaire de la région de St Macaire, érigea selon le vœu qu’il avait fait à la Vierge Marie, une petite chapelle qui devint plus tard, la Basilique Notre-Dame de Verdelais.

Mais quel était ce vœu prononcé par le chevalier Géraud ?
Pour mieux comprendre la dévotion qu’il portait à Marie, il convient de remonter quelques années auparavant.
Nous sommes très exactement en 1099. Géraud, preux chevalier, se dirige vers Marseille où il décide d’embarquer pour aller combattre en Terre Sainte, aux côtés de Godefroy de Bouillon, le vainqueur de la première croisade.
Le 12 août de cette même année, alors qu’il vient juste de rejoindre l’armée des Croisés à Jaffa, Géraud livre bataille contre les Egyptiens dans la vallée d’Ascalon, où sa bravoure le distingue déjà, en terrassant, lui-même, un « sarrasin gigantesque » que nul n’osait affronter.
Quelques temps plus tard, alors qu’il fait route vers Bethléem accompagné d’une soixantaine de ses cavaliers, nos hommes se retrouvent subitement en embuscade face à une armée de 1500 musulmans.
Le rapport de force est tel que ses compagnons s’apprêtent à fuire à brides abattues
, tandis que Géraud, lui, se met à implorer la Sainte Vierge en lui faisant le vœu de construire une chapelle, s’ils sortaient vainqueur de cet affrontement.
Armé de sa foi et de son courage, Géraud rassemble sa troupe, l’exhorte à faire volte- face, et voilà nos chevaliers du Christ lancés à l’assaut de leurs ennemis, abasourdis par tant de témérité.
Le miracle s’opère, et nos Croisés remportent la victoire.
En souvenir de cette victoire miraculeuse, Géraud fit sculpter dit-on à Bethléem, une statue de la Vierge pour la ramener avec lui en France.
Après trois années passées à défendre la Terre Sainte, Géraud rentre chez lui en Gironde, où il décide de devenir ermite.
Pour consacrer le reste de sa vie à Dieu dans la prière, le jeûne et la solitude,
il choisit de s’installer dans la forêt du « Luc » située non loin de St Macaire.
C’est là qu’il entreprend la construction de la chapelle promise lors de son voeu, pour y déposer ensuite la statue de Bethléem, qu’il baptisera du nom de « Notre-Dame du Luc ». C’est bien plus tard que le site s’appellera Verdelais.
Jusqu’à sa mort en 1159, Géraud des Graves vécu là, reclus dans ce vallon un peu perdu, où coulait un charmant petit ruisseau qui lui servait de point d’eau.
Si vous passez par là, comme Géraud il y a 900 ans, vous pourrez goûter, vous aussi, de cette eau aux vertus médicinales qui coule toujours au bas du sanctuaire, et qui sait, peut-être trouverez-vous l’illumination en allant rendre une petite visite à Notre-Dame ?


Chapitre 2 – Construction du premier couvent

Après la mort de Géraud des Graves, c’est Amanieu, seigneur de St Macaire, qui décide de rechercher des religieux, pour poursuivre l’œuvre entreprise par son ami le chevalier devenu ermite.

Sa proposition séduit une petite communauté monastique, initiée par Saint Etienne de Grandmont, qui s’installe au Luc pour perpétuer l'oeuvre de Géraud.
Arrivés sur place, ces moines venus du Limousin, habitués à vivre dispersés da
ns les bois et les montagnes, se rassemblent et s’organisent en ce lieu retiré, pour y édifier un petit couvent, près de la chapelle.
Ensemble, ils commencent à défricher, assainir le terrain, construire ponts et chemins, pour que l’on puisse plus facilement accéder au site, et venir y vénérer la Vierge de Bethléem.
La bonté, la charité et la dévotion de ces moines appelés « grandmontains » est telle, que la nouvelle ne tarde pas à se répandre dans toute la contrée.
La population qui ne peut se rendre en Terre Sainte, séduite par cette nouvelle évangélisation de leur campagne, afflue désormais au Luc.


Chapitre 3 – Premier miracle à Verdelais

C’est en 1185 que survint le premier miracle retentissant.

Alors qu’il était dans la chapelle, un adolescent de 15 ans, aveugle de naissance, fut subitement guéri.
A partir de ce moment d’autres guérisons miraculeuses se succédèrent et la nouvelle se répandit aussitôt dans toute la région.
Les pèlerins commencèrent à affluer du Bordelais bien sûr, mais aussi de l’Agenais, des Landes et de la Charente, à pied, à dos d’âne ou par la Garonne, en profitant des gabarres de commerce qui naviguaient sur le fleuve.
A noter également, que le site marial se situe à quelques kilomètres de deux itinéraires fréquentés par les pèlerins de St Jacques de Compostelle, la voie de Tours et celle de Vézelay.
Pour accueillir cette foule grandissante, les moines entreprirent alors de construire une plus grande chapelle, à l’architecture semblable à celle des couvents qu’ils avaient déjà édifiés.
Murs épais (de 1m80), voûtes basses et sombres étaient de rigueur, favorisant ainsi recueillement et méditation.


Chapitre 4 - Richard Cœur-de-Lion à Verdelais

Par son mariage avec Eléonore d’Aquitaine, Henri Plantagenêt, duc de Normandie, puis ro
i d’Angleterre annexa le fief de Guyenne.
Son fils, Richard Cœur-de-Lion, monté sur le trône en 1189, convoqua l’année suivante à La Réole ( à 17 km de Verdelais) tous ses vassaux aquitains, dans le but de préparer la troisième croisade.
C’est à cette époque, plus précisément le 4 février 1190, qu’il signa une charte confirmant les droits de la communauté du Luc.
C'est sur ce document qu'apparaît pour la première fois le nom de Verdelaye : capellam Beatae Virginis cum nemore de Verdelaye
Quelques jours plus tard, Richard s’arrêta à Verdelais pour venir y prier la Vierge de Bethléem.


Chapitre 5 – Le Pillage du couvent

Après ce développement ininterrompu, survint malheureusement pour le sanct
uaire, une période plus trouble.
Nous sommes aux XIII° et XIV° siècles, époque durant laquelle rois de France et d’Angleterre, ne cessent de guerroyer continuellement.
Bordeaux, Bazas, La Réole, Langon et Saint Macaire sont le théâtre de guerres incessantes. Ces villes sont tour à tour conquises et reconquises par les deux belligérants.
Les campagnes et les villes sont pillées et ravagées, et en 1270 le couvent de Verdelais se retrouve complètement ruiné.
En 1357, une mission officielle est confiée au Père Ithier, Prieur du couvent, pour aller négocier la paix en Angleterre.
A son retour il ne trouve que ruines et désolation et ne peut que pleurer son sanctuaire anéanti.
Peu après il s’en ira au monastère de Grandmont où il écrira l’histoire du sanctuaire de Verdelais, travail qui sera édité ensuite en 1492.


Chapitre 6 – Isabelle de Foix fait reconstruire le sanctuaire

C’est aux alentours de 1390 qu’Isabelle, Comtesse de Foix, fit reconstruire la
chapelle et le couvent de Verdelais, en obtenant de l’ordre des grandmontains qu’ils y installent à nouveau quelques moines, pour y accueillir fidèles et pèlerins.
Lors des pillages précédents, la statue de Géraud des Graves disparut malheureusement, et c’est Isabelle qui fit au sanctuaire le don d’une nouvelle statue en bois de châtaignier, celle-là même que l’on peut admirer aujourd’hui.
Cela fait donc plus de 600 ans que l’actuelle statue de la Vierge est vénérée à Verdelais.
La légende orale veut que la nouvelle statue ait été trouvé par la Comtesse de Foix.
Alors qu’elle se déplaçait au Luc à dos de mule, l’animal qui la transportait se serait soudainement arrêté devant une grosse pierre, en refusant d’aller plus loin.
On souleva la pierre et l’on y découvrit alors une statue.
Un ensemble de statues en terre cuite du XIX° siècle situé près de la source miraculeuse du sanctuaire, retrace cet épisode au lieu-dit « le pas de la mule ».


Chapitre 7 – Le sanctuaire de nouveau en ruines

Durant la période des guerres de religion, au XVI° siècle, les paysans eurent la bienveillance de cacher à temps la statue de Notre-Dame, pour éviter qu’elle soit d
étruite par les Huguenots.
Dans cette ambiance hostile, les prieurés grandmontains fermaient tour à tour, et il semble même qu’en 1537 il ne subsistait à Verdelais qu’un seul religieux.
Plus tard, la chapelle fut abandonnée, tellement son état de délabrement était avancé. La toiture était à moitié effondrée, et les broussailles avaient gagnées l’intérieur, au point d’y voir séjourner, pigeons, hiboux et bêtes sauvages.
On raconte même que les chèvres venaient brouter les ronces qui s’y étaient installées, sous le regard de la statue de la Vierge qui avait été remise en place à gauche de l’autel, après la fin des hostilités avec les Huguenots.


Chapitre 8 – Renaissance du sanctuaire au XVII°siècle

C’est en 1609 que le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, se rend au centre paroissial d’Aubiac non loin de Verdelais, pour visiter cette partie de son diocèse.
En y rencontrant ses paroissiens, ces derniers lui proposent de remettre en état la chapelle de Verdelais, pour ensuite y reconstruire l’autel et refaire le dallage.
A partir de ce moment là, le secteur disposa d’une église supplémentaire, et lorsque les crues de la Garonne toute proche interdisaient l’accès à l’église d’Aubiac, les habitants montaient à Verdelais pour se sanctifier.
C’est à ce même moment que de nouvelles guérisons miraculeuses furent signalées, aussi le cardinal de Sourdis décida dès 1627, de confier la charge du sanctuaire à des religieux, et ce fut les Célestins qui demeurèrent à Verdelais jusqu’en 1779.
Ces moines bâtisseurs appartenant à la famille bénédictine, entreprirent alors d’agrandir le site en construisant deux chapelles en forme de transept.
Dans celle de droite, figure en clé de voûte, le blason du duc d’Epernon, résidant du château de Cadillac, qui avait entendu l’appel du cardinal de Sourdis en faveur
du sanctuaire.
A noter qu’à partir de cette époque, la statue en bois de la Vierge fut recouverte de vêtements richement brodés, comme pour en magnifier la splendeur.
En 1666 le chœur de l’église fut embelli par la construction d’un retable, orné de six colonnes de marbre rouge à chapiteaux dorés qui encadrent la statue de la Vierge. Deux anges surplombant la statue, soutiennent une couronne royale.
A droite de la Vierge, les Célestins placèrent une statue de saint Benoît, et à sa gauche celle de saint Pierre Célestin, pape et fondateur de leur ordre.
Plus haut, au niveau de la voûte, est installé un tableau représentant la Vierge « Consolatrice des affligés ».
Derrière le retable, les moines construisirent l’actuelle sacristie, ainsi qu’une petite chapelle au dessus à l’étage de la basilique, qui leur servait de chœur.
Enfin, ils édifièrent le couvent à deux cloîtres qui s’étendait jusqu’au bout des allées.
De nos jours, la partie principale en abrite la mairie et l’école.

Chapitre 9 – Nouveaux miracles
à Verdelais

Au fil du temps, les murs du sanctuaire se couvrirent d’ex-voto, de béquilles et d
e tableaux laissés par les pèlerins en témoignage de leurs guérisons.
Peu à peu, on vit une foule de plus en plus importante affluer à Verdelais.
On venait seul ou en caravanes, en charrettes, à dos de mule ou par bateau, d’Agen, de Marmande, de Mont-de-Marsan, de Bazas, ou de La Réole et bien sûr de Bordeaux, qui apportait là son flot de pèlerins le plus important.
Désormais, Verdelais était devenu le sanctuaire le plus populaire du Sud-Ouest.
Quel chemin parcouru et quel contraste entre cette cité grouillante de pèlerins et la retraite perdue de l’ermite Géraud des Graves !

Chapitre 10 – Le livre des miracles

A partir de cette époque, le cardinal de Sourdis demanda que fut rédigé « Le livre des miracles » dans lequel sont relatés en détails les bienfaits et guérisons obtenus par les fidèles, grâce à l’intercession de Notre-Dame de Verdelais.

Parmi ces guérisons miraculeuses, celle d’un religieux Célestin, le Père Proust, particulièrement célèbre pour sa vie consacrée à Dieu dans la pauvreté et le dévouement envers les pèlerins qu’il savait si bien écouter et conseiller.
C’est également à lui que nous devons la façade actuelle de la basilique avec le narthex (petit porche) qui sert actuellement d’entrée principale. De part et d’autre, quatre statues à l’effigie de Saint Joseph, Saint Jean, Saint Dominique et Saint Simon Stock.


Chapitre 11 –
Verdelais à l’époque de la Révolution

Au XVIII°siècle, nous sommes en pleine lutte anti-religieuse, et les Célestins doivent abandonner Verdelais, leur couvent étant vendu aux enchères en 1779.
Lorsque la Révolution arrive quelques temps plus tard à Verdelais, elle ne tro
uve plus de religieux, mais s’affaire à piller le sanctuaire. Calices, ciboires, chandeliers furent envoyés à la fonderie à Cadillac, tandis que dans le cloître du monastère on y envoie paître les moutons.
En 1794, un maire d’humeur jacobine donne l’ordre à Jean-Michel, le sacristain, d’enlever la statue de la Vierge qui se trouve dans le chœur de l’église. Le sacristain vitupère alors : « Je craindrais que Dieu m’écrase dans le moment même », alors on va chercher Etienne Gassies, un maçon qui habitait à La Mouliatte. Réponse similaire :
« Fais-le toi-même, citoyen maire, et monte si tu l’oses ; pour moi, jamais ! »
Le maire furieux prit alors l’échelle, mais arrivé au sommet il se sentit incapable de toucher la statue et se trouva subitement pris d’un malaise. C’est évanoui qu’il fut transporté par ses conseillers dans une des salles de l’ancien couvent afin qu'il reprenne connaissance.
Lorsque la terreur révolutionnaire s’apaisa, la chapelle de Verdelais devint l’église paroissiale et l’on vit revenir les pèlerins.


Chapitre 12 –
Verdelais se relève de la tourmente révolutionnaire

En 1819, Monseigneur d’Aviau, archevêque de Bordeaux demande au Père Chaminade, fondateur des Marianistes, de relancer le pèlerinage, car lui même avait été guéri d’une maladie par la Vierge de Verdelais durant sa jeunesse, mais finalement ce n’est pas lui qui reprendra le sanctuaire.
C’est plus tard, que le cardinal Donnet, ami de St Jean-Marie Vianney ( Curé d'Ars ) et surtout de Jean-Claude Collin, fondateur des Maristes, demanda à son ami d’envoyer quelques-uns de ses religieux à Verdelais. Ils arrivèrent en 1838 à la tête de la paroisse où ils com
mencèrent par rétablir le pèlerinage.
C’est ce même cardinal Donnet qui fit agrandir l’église, ajouter le clocher, et construire un Chemin de Croix extérieur qui grimpe depuis l’église jusqu’à la colline du Cussol. Le clocher de 55 mètres de haut et la statue de cuivre doré qui le couronne, furent inaugurés en 1875.


Chapitre 13 –
Verdelais de nos jours

C’est en 1924 que l’église de Verdelais fut élevée au rang de basilique mineure.
Les Maristes, installés depuis 1838, s’occupèrent du sanctuaire jusqu’en 1990.
Aujourd’hui, le site est pris en charge par les Passionnistes.
Fondée au XVIII°siècle par Saint Paul de la Croix, cette congrégation a pour charisme la prédication populaire, en insistant sur le mystère Pascal, fondement de la spiritualité.
La grande fête de cette congrégation est celle de la « Vierge des douleurs », célébrée le 15 septembre.


Chapitre 14 – Prière à Notre- Dame de Verdelais

Je vous salue Notre-Dame, qu
i êtes la Mère de Jésus et de tous les chrétiens.
Devant votre statue que depuis tant de siècles on vénère à Verdelais
en vous donnant le titre de « Consolatrice des affligés »,
je viens vous prier pour tous ceux qui sur la Terre souffrent dans leur corps ou dans leur âme.
Je vous prie pour toute l’Eglise de Jésus-Christ.
Obtenez à tous ceux qui en sont membres,
une foi plus éclairée,
une espérance plus joyeuse,
une charité qui accepte le sacrifice.
Aidez tous les fidèles à faire connaître et aimer Jésus-Christ.
Je vous prie, Notre-Dame,
pour les vocations sacerdotales et religieuses.
Obtenez beaucoup de lumière et de force

à tous ceux qui dans le monde entier travaillent pour le Règne de Dieu.
Priez Dieu pour nous, Notre-Dame :
les hommes ont tant besoin de paix,
de justice,
de pardon,
d’amitié et d’entre aide.
Priez pour les petits :
que leur cœur apprenne l’amour de Dieu et du prochain.
Aidez les jeunes à se préparer un avenir beau et épanouissant.
Aidez les foyers à vivre dans l’union, la concorde et la fidélité.
Dans votre bonté,
aidez tous ceux que la vie a meurtris,
qui connaissent l’échec,
le deuil,
la misère matérielle ou morale.
Aidez tous vos enfants
à se faire un cœur fraternel ouvert aux autres.
Priez aussi pour les défunts qui sont encore au Purgatoire.
A l’heure de notre mort, assistez-nous,
pour que nous puissions avec vous,
louer Dieu éternellement.

Ainsi soit-il.


Chapitre 15 – Accès au sanctuaire

Situé à environ 37 km au sud-est de Bordeaux, Verdelais est accessible soit :

- par l’autoroute A 62 Bordeaux-Toulouse : prendre la sortie Langon, puis la RN 113 direction St Macaire. Avant St Macaire tourner à gauche direction St Maixant puis Verdelais.
- par la D10 : Bordeaux, Latresne, Langoiran, Cadillac, Loupiac, Verdelais
- par le train : TGV jusqu’à Langon à 5km
- par voie fluviale : la Garonne
- par avion : aéroport international de Bordeaux-Mérignac à environ 40km
aérodrome le plus proche : La Réole (environ 17km)